Historique

Un savoir multiculturel

    La réflexologie est une thérapie holistique ancienne qui possède des racines dans plusieurs cultures. A travers des multiples témoignages archéologiques, nous trouvons des références picturales et/ou textuelles décrivant la pratique des soins des pieds.

    D’après certains témoignages, la réflexologie plantaire aurait trouvé son origine au Pérou environ 12000 ans avant J-C. L’ancienne civilisation des Incas a pratiqué le massage réflexe des pieds. 

    Des traitements par pression sur des points spécifiques sur des pieds étaient connus en Chine et en Inde depuis plus de 5000 ans. L’identification des points réflexes a donc précédé les thérapies énergétiques comme l’acupuncture en médecine chinoise, qui a été formalisée environ 2500 ans avant J-C. Indépendante des notions énergétiques trouvées dans les textes védiques en Inde, la représentation de l’homme et sa vie se trouve sur l’image des « pieds de Vishnu ».
        
    Pieds de Vishnu, trouvé en Inde                                   Pieds de bouddha, trouvé en Chine

    La réflexologie aurait également existé sous l'Egypte Ancienne. Quelques hiéroglyphes datant de 2500 à 2330 ans avant J-C ont été retrouvés à Saqqara dans le tombeau d’un médecin Egyptien prénommé Ankmahor. L’un de ces pictogrammes montre des hommes se massant les pieds et les mains.


    La présence de ces pratiques similaires parmi des cultures lointaines nous indique un savoir empirique et répandu dans le monde.

En occident

    La civilisation occidentale, en Europe, a aussi posé son empreinte sur l’histoire de la réflexologie, bien des siècles plus tard. Les contributions des Européens sont essentiellement des études et des recherches publiées sur ces thérapies venant d’ailleurs.

    En 1582, en Italie, les docteurs Adamus et Atatis ont publié un ouvrage sur les thérapies par les zones réflexes. En 1890, c’est Henry Head, en Angleterre qui fait des recherches sur les bases neurologiques des réflexes. L’Allemand, Dr Alfons Cornélius, publie en 1902 un livre sur les origines et les implications des points de pressions.

    C’est sur le continent américain, lors de début de XXe siècle, que l’on constate les plus grandes avancées en matière de la réflexologie plantaire. En 1913, le docteur William Fitzgerald écrit son premier livre intitulé « Zone Therapy ». Dr Fitzgerald était un médecin spécialiste en maladies ORL. Après un séjour en Asie, où il a découvert les thérapies énergétiques, particulièrement l’acupuncture, il développe une thérapie de « zones ». Dans sa notion de « Zone Therapy », il existe 10 zones de canaux énergétiques dans le corps qui ont une influence sur les organes vitaux.

Voici la répartition des zones selon Dr Fitzgerald :


    Le travail de Dr Fitzgerald a été élaboré par un ami et confrère, Dr Joseph Shelby Riley. C’est Dr Riley, et son épouse, avec l’édition de leur livre intitulé « Zone Therapy Simplified », qui a attiré l’attention du public sur les principes « scientifiques ». Une jeune physiothérapeute, Eunice Ingham, travaillait avec Dr Riley. Eunice Ingham a repris le travail des docteurs Fitzgerald et Riley, développant le rôle des pieds dans le contexte de thérapie de zone. Elle a établi une charte, ou plan complet des pieds avec des correspondances aux organes et glandes. C’est pour cette raison que c’est elle qui est considérée comme la fondatrice de la forme moderne et actuelle de la réflexologie plantaire.

    Mme Ingham a travaillé et a continué le développement d’un système de techniques dans la pratique de la réflexologie pendant quarante ans. Elle a traité et a documenté, des milliers de patients. Elle a élaboré la première méthode d’enseignement et de pratique de la réflexologie « The Original Ingham Method », et a écrit deux livres : « Stories Feet Can Tell » et « Stories Feet Have Told », qui sont encore des livres de références dans la matière. Les schémas utilisés à travers le monde sont basés sur ses plans. Avec peu de variation dans la schématisation, les différentes écoles de réflexologie ont élaboré des variations dans les protocoles et gestuels.